Pendant huit mois, 20 personnes seront jugées par la cour d’assises spécialement composée. Mais tous ne seront pas dans le box pour autant.

Vue des bancs de l'auditoire. Les statues de la salle des pas perdus sont intégrées dans des vitrines.
Vue des bancs de l'auditoire. Les statues de la salle des pas perdus sont intégrées dans des vitrines. © Radio France / Julien Michel

Le 16 mars 2020, les juges d’instruction du pôle antiterroriste ont clos près de cinq ans de travail et décidé de renvoyer 20 personnes devant la cour d’assises spécialement composée pour leur implication dans les attentats du 13 novembre 2015. 

11 accusés détenus

Parmi ces vingt accusés, on retrouve le seul survivant des commandos terroristes : Salah Abdeslam. Il comparaîtra dans le box de la salle d’audience qui a été spécialement construite pour ce procès dans le palais de justice de Paris, sur l'île de la Cité. À ses côtés dans le box également, dix autres hommes âgés de 28 à 39 ans.  

Trois accusés comparaissent libres

Devant l’immense box vitré, se tiendront trois autres accusés. Ces trois hommes, âgés de 27, 37 et 40 ans ont été placés en détention provisoire après leur interpellation. Ils ont ensuite bénéficié d’une remise en liberté sous contrôle judiciaire et comparaîtront donc libres à l’audience. 

Six accusés sous mandat d’arrêt

Enfin, six hommes seront jugés en leur absence. Parmi eux, Ahmed Dahmani, actuellement en détention en Turquie et pour qui aucun accord n’a été trouvé avec les autorités turques pour permettre sa comparution en France. 

Cinq autres, dont les frères Fabien et Jean-Michel Clain, haut cadres français de l’organisation État islamique et voix de la revendication de ces attentats, sont très vraisemblablement décédés en zone irako-syrienne. Mais en l’absence de preuve formelle de la mort de ces cinq djihadistes, la justice française est amenée à les juger malgré tout.