La question de l’usage des armes par les militaires en zone urbaine se pose alors qu’un homme a tenté d’agresser un soldat aux abords du Carrousel du Louvre.

Les gendarmes, policiers, et soldats de l'opération Sentinelle ont les mêmes réglementations d'usages de leurs armes
Les gendarmes, policiers, et soldats de l'opération Sentinelle ont les mêmes réglementations d'usages de leurs armes © AFP / ALAIN JOCARD / AFP

Alors que le projet de loi relatif à la sécurité publique vient d’être adopté le 24 janvier dernier, l’agression du militaire survenue ce vendredi matin à l’entrée du Carrousel du Louvre repose la question de l’usage des armes fait par les forces de l’ordre de l’Opération Sentinelle.

D’après son porte-parole, le colonel Benoit Brulon, qui s’exprimait sur franceinfo :, "l’opération Sentinelle rassemble près de 3.500 soldats sur le territoire francilien", en "plus d’une dizaine en permanence au Louvre".

Bruno Brulon signale que les soldats concernés par cette attaque (qualifiée « d’acte terroriste » par le Premier ministre Bernard Cazeneuve) se tiennent à la disposition de la justice, et a rappelé les règles d’usage des armes par les militaires de l’Opération Sentinelle. Plusieurs niveaux sont autorisés, mais le soldat doit dans un premier temps répondre à l’agression à mains nues, avec des techniques de ‘close-combat’. Dans le cas de l’agression du Carrousel du Louvre, cette première riposte, explique le porte-parole, n’a pas permis d’arrêter l’agresseur, ses co-équipiers ont donc ouvert le feu.

Même règlement pour les gendarmes, policiers et soldats de Sentinelle

Le 24 janvier dernier, le Sénat a adopté le projet de loi relatif à la sécurité publique. Une disposition de cette loi, présentée en décembre par le Premier ministre Bernard Cazeneuve, permet d’harmoniser les règles d’usage des armes entre gendarmes, policiers, douaniers et militaires déployés dans le cadre de l’opération Sentinelle.

"Un militaire chargé de la sécurité publique est armé. On l’agresse, il est normal qu’il riposte" (Luc Poignant du syndicat Unité police SGP-FO interrogé sur franceinfo)

Depuis juin dernier, les forces de sécurité pouvaient déjà ouvrir le feu "dans le but exclusif d’empêcher la réitération, dans un temps rapproché, d’un ou plusieurs meurtres ou tentatives de meurtre venant d’être commis (…)"

Le texte de loi précise que "les militaires déployés sur le territoire national dans le cadre des réquisitions prévues peuvent faire usage de leurs armes et immobiliser des moyens de transport dans les mêmes conditions".

Les militaires régulièrement pris pour cible
Les militaires régulièrement pris pour cible © Visactu / Visactu
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