A l’époque, la Belgique baigne dans l’affaire Dutroux. En tant que journaliste belge, il y beaucoup travaillé. Pour la chaîne de télévision pour laquelle il travaille à l’époque, il a même démonté la piste des « notables » de l’affaire Dutroux : « finalement, quatre personnes ont été condamnées dans le dossier ».

Puis vient l’affaire d’Outreau et ses « pistes belges » : le meurtre d’une fillette disparue qui parlait une langue étrange, « apparemment le néerlandais », le sexshop à Ostende et la ferme en Belgique. George Huercano décide alors de travaille sur le sujet. Rien n’en ressort.

« Les trois pistes s’effondrant, je me suis dit, n’est-on pas en train d’assister à une monumentale erreur ? » explique-t-il aujourd’hui à la barre.

C’est alors qu’il décide alors d’aller rencontrer la famille Legrand.

Aujourd’hui, George Huercano raconte :

« j’ai déjà rencontré des chefs de réseau de pédophilie, ils ont une grande villa, une belle voiture … Là, je tombais dans un monde où l’argent ne coulait pas à flot. Et j’ai aussi découvert que les fiches de paie du père se trouvaient encore dans les tiroirs, fiches de paie qui donnaient les heures d’entrée et de sortie de l’usine, qui ne correspondait donc pas aux heures où il aurait commis les sévices sur les enfants. »

De là, et de la suite de son enquête, George Huercano va acquérir la conviction de l’innocence de Daniel Legrand.

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