Les débordements ont eu lieu en marge du match Reims-Bastia (Illustration)
Les débordements ont eu lieu en marge du match Reims-Bastia (Illustration) © 'MaxPPP

Des affrontements ont opposé dans la nuit de lundi à mardi à Corte les forces de l'ordre et des manifestants venus soutenir les supporters de foot bastiais arrêtés samedi .

Le procès de sept supporters de Bastia devait se dérouler lundi en comparution immédiate. Les auteurs présumés de violences contre des policiers, après le match contre Reims samedi, a été renvoyé au 22 mars. Des arrestations contestées et qui font suite à des incidents durant et après le match, entre supporters et forces de l'ordre, chacun accusant l'autre d'insultes anti françaises ou anti corses. L'un des supporters a perdu l'usage d'un oeil. Sous l'effet d'une chute sur un poteau, selon la police. Par un tir de flashball selon le président de l'exécutif régional corse qui l'a affirmé sur Twitter.

Gilles Simeoni est revenu sur le sujet ce mardi matin sur France Inter

Gilles Simeon et ean-Guy Talamoni, le président de l'Assemblée de Corse, condamnent "des comportements provocateurs et brutaux et des violences déterminées de la part des forces de l'ordre", ainsi que "des insultes racistes envers les jeunes corses".

Pour soutenir les supporters, après Bastia dimanche soir, c'est à Corte qu'environs 500 personnes se sont massées lundi soir devant la gendarmerie. Quelques dizaines de jeunes manifestants cagoulés ou portant des capuches ont lancé pierres, planches, gros pétards en direction des gendarmes mobiles venus de Bastia, en tenue anti-émeute, massés derrière les grilles de la gendarmerie.

Les forces de l'ordre ont riposté en lançant des grenades lacrymogènes. De petits groupes très mobiles ont continué pendant près de de trois heures à harceler les militaires et cassé les caméras de surveillance de la caserne de la brigade de recherches.

Parmi ceux qui appelait a manifester hier à Corte, Antone Casanova, président de la Cunsulta di a Ghjuventù Corsa (CGC). Pour lui, les responsables sont les forces de l'ordre. Il répond à Joseph Parigi

Les responsables sont les forces de l'ordre qui ont clairement dit 'sales Corses'. Tout le monde peut comprendre pourquoi il y a eu des débordements

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La jeunesse corse s'est sentie insultée

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