« Monsieur Heaulme venez à la barre ». Un frisson parcourt la salle d’assises comble. L’effrayant tueur en série s’extrait de son box, chemise rayée bleue et pantalon noir. Solidement encadré par trois surveillants de l’administration pénitentiaire, il se plante aux côtés d’Henri Leclaire. Deux têtes séparent les deux hommes. L’un est grand et maigre, l’autre petit et trapu. L’un détenu depuis 22 ans, l’autre retraité libre.

Mais, à cet instant précis, les deux en sont presque au même point. Car si c’est bien Francis Heaulme qui est accusé des meurtres de Cyril et Alexandre, c’est Henri Leclaire qui est sous le feu croisé des questions du président :

« Monsieur Leclaire, vous n’êtes pas accusé aujourd’hui d’avoir donné la mort aux enfants. Mais si vous leur avez donné une correction ce jour-là, il faut le dire ! »

« Je n’ai pas fait ça monsieur ». La voix chevrotante de Francis Heaulme lui fait écho : « Montigny, ce n’est pas moi »

Décidément ces deux là ont plus en commun qu’ils ne l’admettent.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.