La crèche Baby-Loup de Chanteloup les Vignes
La crèche Baby-Loup de Chanteloup les Vignes © MaxPPP/Le Parisien /Marie d'Ornellas

L'affaire Baby Loup a connu un nouveau rebondissement juridique ce matin. La cour d’appel de Paris a confirmé le licenciement pour "faute grave" de la salariée voilée de cette crèche privée située dans les Yvelines. En mars dernier pourtant, la Cour de cassation avait annulé le jugement.

Tout commence il y a 5 ans. Fatima Afif, salariée de la crèche, est licenciée en raison de son souhait de porter le voile sur son lieu de travail. A l'époque, la directrice de l'établissement refuse, invoquant "la neutralité philosophique, politique et confessionnelle", qui est inscrite dans le règlement intérieur de l'établissement. L'ancienne employée décide alors de contester cette décision en justice. L'affaire va alors devenir emblématique d'un débat plus large, celui sur la laïcité en France.

Première étape, les prud'hommes. En novembre 2010, Fatima Afif a porté son affaire devant les prud'hommes de Mantes-la-Jolie (Yvelines), mais elle a été déboutée. Même décision devant la cour d'appel de Versailles en octobre 2011.

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Rebondissement en mars 2013. Dans un arrêt qui avait fait polémique à l'époque à gauche comme à droite, la Cour de cassation avait estimé que ce licenciement constituait :

une discrmination en raisons des convictions religieuses

Et maintenant ?

Fatima Afif, la salariée voilée de la crèche Baby-Loup, a la possibilité de faire un pourvoi en Cassation de l'arrêt de la cour d'appel.

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Notez que la cour d’appel motive aussi sa décision à travers des pressions exercées par la salariée pour faire changer les témoignages de certaines de ses collègues, ainsi que son occupation des lieux après son licenciement.

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