Le président de la République reçoit ce mercredi à 18H les organisations syndicales à leur demande. François Hollande va devoir désamorcer une colère des "bleus" qui ne faiblit pas

La police manifeste dans les rues de plusieurs villes de France son malaise
La police manifeste dans les rues de plusieurs villes de France son malaise © AFP / Simon Guillemin / Hans Lucas

Les policiers ont manifesté mercredi à la mi-journée dans de nombreuses villes de France, avant une rencontre entre les syndicats et François Hollande à l'Elysée à 18h00, pour tenter de calmer un mouvement de colère entamé il y a dix jours.

Bernard Cazeneuve a promis, peu avant la réunion, un ensemble de mesures visant à renforcer le plan d'équipement, déterminer les tâches indues à alléger et à faire en sorte de répondre à un certain nombre d'attentes, notamment concernant la légitime défense.

Les syndicats eux-mêmes, veulent tenter de canaliser le ras-le-bol des policiers et imposer des négociations sur la révision du cadre juridique d'emploi des armes, c’est-à-dire la légitime défense, et la mise en place de peines plancher pour les agresseurs, créées sous la droite et abrogées sous François Hollande.

En attendant le rendez-vous à l'Elysée le gouvernement a déjà fait des propositions

Le ton se veut rassurant, le soutien indéfectible. Depuis quelques jours le ministre de l'Intérieur, son directeur général de la Police nationale multiplient les échanges et les propositions. Des concertations ont commencé depuis lundi sous l'égide des préfectures pour améliorer les conditions de travail des fonctionnaires au quotidien.

Les taches indues, comme les gardes statiques ou la protection de personnalités, vont être revues à la baisse, a promis le patron de la Police Jean-Marc Falcone. Certaines surveillances, comme celle des détenus hospitalisés, pourraient être confiées à des entreprises privées. Selon la Direction générale de la Police nationale elles mobilisent à elles seules 300 policiers.

Ses renforts sur le terrain doivent arriver avec un millier de gardiens de la paix avant la fin de l'année et 5 000 autres en 2017. Jean-Marc Falcone annonce également le renouvellement total des véhicules : il n'y a plus aujourd'hui que 800 voitures qui affichent plus de 200 000 kilomètres au compteur.

Idem sur le matériel et les armes avec la modernisation du système d'échange radio, l'arrivée de tablettes tactiles, de lanceurs de balles plus précis et d'armes longues. Il reste maintenant un défi majeur : celui de renouer la confiance avec la hiérarchie et entre les organisations syndicales et la base.

Mais la base que veut-elle ?

Coté frondeurs, on appelait à un rassemblement à 14H devant l'Assemblée nationale, objectif : dialoguer avec les députés et leur expliquer ce qu'est pour ces policiers la réalité du terrain dans le but d'obtenir une amélioration de leurs conditions de travail "et une condamnation forte de la violence qui dissuade les délinquants de passer à l'acte", disent-ils.

On a l'impression que les politiques de ne pas être entendu à haut nouveau et notamment par les politiques

Jules, policier en île de France, a expliqué à Nathalie Hernandez que selon lui les politiques ne se rendent pas de ce que vivent les policiers au quotidien, des insultes, des menaces, des violence qu'ils subissent

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