Elle est la femme de l’ombre d’une ombre. Marie-France Lavarini est la « communicante » de Françoise Bettencourt Meyers, la fille de Liliane Bettencourt, partie civile dans ce procès. Françoise et ses fils ont quitté les bancs du tribunal depuis la semaine dernière, mais cette femme dynamique, vêtue de noir, les cheveux blancs coupés au carré, assure la vigie. C’est rarissime dans un tribunal, où prévenus et parties civiles n’ont la plupart du temps que leur avocat auprès d’eux. Marie-France Lavarini, elle, s’occupe de l’image de la famille Bettencourt depuis l’éclatement de « l’affaire ». En 2010, Françoise Bettencourt Meyers, sur les conseils du patron de l’Oréal dont elle gère alors la communication, l’appelle à l’aide.

Son travail ? Lire ce qui s’écrit, écouter ce qui se dit dans la presse sur sa cliente. Et tenter de faire passer en douceur le message suivant : non, Liliane et sa fille n’ont jamais été fâchées, la milliardaire était manipulée, elles se sont aujourd’hui retrouvées comme au premier jour. Son enthousiasme pour tenter de rallier les journalistes à cette version rose agace ou fait sourire… Marie-France Lavarini n’en a cure, elle est en mission.

Dans la galaxie des grands communicants, elle est moins connue que sa consoeur Anne Hommel, conseillère entre autres de DSK. Mais Marie-France Lavarini affiche aussi un beau tableau de chasse, depuis ses débuts, à 19 ans, comme sténotypiste de Gaston Defferre à l’assemblée nationale. Elle jette ensuite son dévolu sur Lionel Jospin, qu’elle suivra comme attachée de presse, au PS puis au ministère de l’Education nationale. Son parcours comprend aussi un détour par TF1, où elle produit les émissions d’Anne Sinclair, ancienne épouse de ... DSK. Décidément, le monde de la com’ est tout petit…

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