La mère de la fratrie Merah, Zoulikha Aziri, est attendue ce mercredi, pour témoigner devant la cour d'assises spéciale qui juge son fils Abdelkader, qu'elle estime "innocent".

L'audience de Zoulikha Aziri, la mère de Mohamed Merah, attendue à la barre pour le procès de son fils Abdelkader
L'audience de Zoulikha Aziri, la mère de Mohamed Merah, attendue à la barre pour le procès de son fils Abdelkader © AFP / JACQUES DEMARTHON

Elle n’est apparue que quelques minutes, le premier jour du procès, le temps de décliner son identité, sous son voile noir, et d’envoyer un baiser à son fils Abdelkader, sous le regard choqué de plusieurs familles de victimes, qui n’ont pas pu s’empêcher de l’insulter. Depuis, Zoulikha Aziri, n’avait plus le droit de venir à l’audience, comme tout témoin avant sa déposition, et son retour cet après-midi, risque d’avoir lieu dans une ambiance houleuse. 

En deux semaines et demi de procès, cette femme a été décrite comme une mère dépassée avec ses cinq enfants, après son divorce avec un mari violent. Une mère devenue victime de la violence de ses fils Abdelkader et Mohamed. Mohamed, qu’elle a aussi frappé à coups de « fil électrique », a confié cette semaine à la cour, Aïcha, une de ses filles. "Mohamed a été élevé dans la haine, la haine des juifs, la haine de la France", assure de son côté son grand frère Abdelghani. Son ex-compagne, Anne, a raconté pour sa part à la barre que la mère Merah l’avait un jour traité de "sale juive", en lui crachant à la figure. 

Cette mère de trois garçons et deux filles (seule Souad ne viendra pas témoigner, les policiers pensent qu'elle est en Algérie, après l'avoir crue en Syrie) a-t-elle pu cautionner l’idée du djihad armé ? 

Durant sa garde à vue, le 21 mars 2012, alors que Mohamed Merah était cerné par le RAID, dans son appartement, elle avait déclaré « le djihad, on s’en fout tous les deux ». Et avait refusé de parler à son fils, affirmant qu'elle n'aurait aucune influence sur lui. Quelques heures après, Zoulikha Aziri s’était félicitée que son dernier enfant, ait mis «la France à genoux». 

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