Un an après le début de l'affaire Weinstein et les mouvements anti-harcèlement qu'elle a déclenchés, les forces de l'ordre françaises reçoivent toujours plus de signalements de violences sexuelles. Sur les sept premiers mois de l'année 2018, ils ont augmenté de 23,1%.

Un après le mouvement #MeToo, manifestation du collectif #NousToutes à Paris contre les violences faites aux femmes
Un après le mouvement #MeToo, manifestation du collectif #NousToutes à Paris contre les violences faites aux femmes © Maxppp / Vincent Isore

Les mouvements anti-harcèlement #MeToo et #BalanceTonPorc, nés en réaction à l'affaire Weinstein, ont eu un véritable effet en France. "C'est clair que le mouvement que nous avons connu permet de libérer la parole", déclarait encore Gérard Collomb, l'ancien ministre de l'Intérieur, le 6 septembre dernier. Il annonçait alors une hausse de 23,1% du nombre de violences sexuelles enregistrées par la police et la gendarmerie sur les sept premiers mois de l'année 2018. 27 728 faits de violences sexuelles (viols et agressions sexuelles) ont été pris en compte, contre 22 533 sur la même période en 2017.

Cette hausse ne fait que confirmer la tendance qui se dessinait fin 2017. Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, entre le dernier trimestre de 2016 et le dernier trimestre de 2017, les plaintes pour agressions sexuelles ont notamment connu un bond de 31,5 %. Cela ne veut pas dire qu'il y a plus d'agressions, mais qu'elles ont plus souvent donné lieu à une procédure, y compris plusieurs mois ou plusieurs années après.

Violences sexuelles (viols et agressions sexuelles) enregistrées par les forces de l'ordre

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