Qui sont-ils les uns pour les autres, ces dix hommes en costume, assis côte à côte huit heures par jour depuis trois jours et pour un mois encore ?

Des prévenus que seules les circonstances rapprochent ? Des relations de travail ? Des amis ? Ah non, des amis peut-être pas. D’ailleurs, cela n’a pas échappé au président du tribunal :

« C’est curieux, dans ce dossier, personne ne veut être l’ami d’un autre. Tout le monde prend beaucoup de précaution pour ne pas être l’ami. »

Avant de poursuivre : « quand on va au mariage de quelqu’un, quand on dîne au domicile, ce sont quand même des relations amicales. »

Finalement, seuls François-Marie Banier et son compagnon Martin D’Orgeval revendiquent leurs amitiés.

Avec Liliane, bien sûr. « Depuis que je ne la vois plus par contrôle judiciaire, j’ai l’impression qu’on m’a confisqué une amitié », déplore à la barre Martin d’Orgeval que plus de 50 ans séparent de la milliardaire.

Avec André aussi, tente de convaincre le couple. « On passait des vacances ensemble, il venait dîner à la maison » martèle François-Marie Banier.

Ouf ! Au milieu de tous ces millions, ces contrats d’assurance vie, ces mandats de protection future, il y aura tout de même eu un peu d’amitié.

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