Françoise Bettencourt-Meyers et ses deux fils, Nicolas et Jean-Victor peuvent-ils être parties civiles au procès pour abus de faiblesse dont aurait été victime leur mère et grand-mère ?

A priori, pourquoi pas ? Il s’agit des proches de la victime présumée de ce procès.

Mais la question a été posée en ouverture du procès. Et l’affaire Bettencourt, on le sait, ne fait rien dans la simplicité.

Car au départ, c’est bien un conflit entre la mère et la fille qui est à l’origine de cette affaire. Un conflit qui appartient au passé clame aujourd’hui en chœur les avocats et communicants de la famille Bettencourt. En décembre 2010, un accord a en effet été conclu entre la mère et la fille.

A l’époque, la bataille médiatique et pénale fait rage, les enregistrements du majordome ont été publiés dans la presse. Alors la famille se précipite. En quelques jours, Liliane Bettencourt signera une modification de son testament – exit François-Marie Banier, ses petits-fils deviennent légataires universels -, un mandat de protection future – qui donne pouvoir à Me Pascal Wilhelm en cas d’incapacité observée – et un protocole d’accord avec sa fille qui exige la signature des deux documents précédents.

Le tout sans certificat médical – disons valable - attestant de la bonne santé mentale de Liliane Bettencourt. A la barre, Me Bonduelle, notaire chargé de ces actes, se défend : « j’ai écrit dans toutes mes notes à Madame Bettencourt, : « je vous conseille d’avoir un certificat médicale à chaque testament. Puis, je vais la voir, avec mon associé, un vieux routier spécialiste du droit de la famille. »

Et pour lui, la volonté de la milliardaire « ne fait aucun doute » : ses petits-enfants seront désormais ses légataires universels. « Elle ne m’a pas dit : et Banier alors ? », mime le notaire, les poings sur les hanches.

Et d’ajouter : « je n’allais pas, moi-même, dire à Madame Bettencourt : vous n’avez pas oublié quelqu’un ? »

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