Pour la première fois, Jonathan Delay s’énerve à la barre : « je pense que je vais finir par vous sortir la définition du dictionnaire du mot souvenir » lâche-t-il à un avocat de la défense. « Vous ne comprenez pas. Je n’en ai pas souvenir ».

Car Jonathan Delay de se souvient pas. Ou peu. Ou de manière assez floue de ce qu’il a subi et par qui. Il faut dire qu’il avait six ans quand l’affaire éclate. Il faut dire que cela remonte à près de 20 ans. Il faut dire qu'il s'agit d'événements particulièrement traumatiques.

Alors, il reste « des images dans la tête », « des flashes » pour le troisième des enfants Delay. Il reste de très vague souvenir pour le policier interrogé avant lui : « à moins que je ne confonde avec une autre affaire » lâche celui-ci à la barre.

Bref, il reste peu de choses pour une affaire qui fut si explosive. Et Me Julien Delarue, avocat de Daniel Legrand de résumer : « je ne sais pas si la justice doit être rendue sur des flashes » …

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