l'instruction ne sera pas suspendue dans l'affaire bettencourt
l'instruction ne sera pas suspendue dans l'affaire bettencourt © reuters

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux vient de rendre sa décision sur la validité de l'instruction. Elle valide les douze mises en examen, dont celle de Nicolas Sarkozy.Les avocats de la défense estimaient que l'expertise médicale n'est pas valable.

Cette expertise du 7 juin 2011 estime que la riche héritière est en état de démence sénile depuis septembre 2006.

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Mais cette expertise n'a aucune valeur, selon les avocats de la défense. Ils dénoncent une instruction à charge, et une expertise faussée : pour eux l'un des cinq médecins qui l'ont menée n'est pas compétente. Pire, elle serait même une proche du juge Jean-Michel Gentil (témoin de son épouse lors de son mariage), l'un des trois juges chargés du dossier.

La procédure remise en cause par la défense

Ces faits, jugés "extrêmement graves" par les avocats remettent en cause l'impartialité de l'instruction. Lors de l'audience du 2 juillet, ils ont bataillé contre les conditions de l'expertise médicale.

La décision de la chambre de l'instruction sera déterminante pour le sort judiciaire des douze personnes soupçonnées d'avoir profité de l'état de faiblesse de l'héritière de l'Oréal pour lui soutirer de l'argent, dont Nicolas Sarkozy pour financer sa campagne électorale de 2007.

Pour l'instant, l'instruction est suspendue en attendant la décision de la chambre.

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Si la Cour d'appel ne remet pas en cause la validité de l'instruction, les trois juges pourront rendre dans les jours ou les semaines à venir l'ordonnance dans laquelle figureront les renvois ou non devant le tribunal correctionnel de tout ou partie des mis en examen.

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