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police © maxPPP / Sebastien JARRY

Après les violences urbaines à Trappes, des commentaires racistes ont été postés sur une page Facebook dédiée à la police. Une enquête est ouverte pour identifier les auteurs de ces messages.

Voilà qui ne devrait pas aider à appaiser les tensions après les violences du week-end dernier à Trappes. La page facebook de "Forum police-info", un site non officiel dédié à la police municipale et nationale, a servi de défouloir à des internautes qui ont publié des commentaires violents, racistes ou haineux.

Les précisions de Franck Cognard

La page facebook en question est depuis fermée, mais l'affaire de devrait pas en rester là. L'Inspection générale de la Police Nationale, la police des polices, a ouvert une enquête pour savoir si ce sont bien des policiers qui ont tenu ces propos. Des sanctions pourraient suivre a indiqué le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henri Brandet.

S'il s'agit bien de policiers qui ont tenu ces propos, auquel cas, c'est intolérable et des poursuites disciplinaires seront engagées. Mais il faut être extrêmement prudent, savoir dans quel cadre ces propos ont été tenus.

En attendant d'en savoir plus sur l'identité des auteurs, Nicolas Comte, le porte-parole d'Unité-SGP FO, le 1er syndicat des gardiens préfère rester prudent.

Je suis très méfiant sur ce type de forums non officiels qui peuvent rameuter des gens qui n'ont rien à voir avec la police, parce qu'on ne sait pas qui parle réellement.

Un site internet dit avoir identifié des policiers

Capture d'écran de la page facebook "Forum Police-Info.com"
Capture d'écran de la page facebook "Forum Police-Info.com" © Facebook

Le site Copwatch Nord-Ile-de-France, relayé par Indymedia assure avoir eu accès au forum et a publié certains commentaires.

C est pas le ramadan normellement ? Ben alors vous allez ramassez vos dents.

La chasse est ouverte, il est temps de faire un bon nettoyage.

Faites gaffes aux caméras et pas de prisonniers !

Copwatch Nord-Ile-de-France va plus loin et révèle les noms des auteurs, leur photo et parfois même leur service d'affectation. Ce site, qui entend lutter contre les violences policières a déjà fait parler de lui dans le passé pour avoir diffuser les noms et les adresses de policiers et gendarmes. La justice a ordonné plusieurs fois la fermeture du site.

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