On a eu, deux jours durant, François-Marie Banier citant ses amis littéraires aux nomx tous plus prestigieux les uns que les autres : Samuel Beckett, Louis Aragon. Quand il évoque la famille Bettencourt, c’est pour la comparer à Mauriac et son Nœud de vipères . Quand il parle de l’hospitalisation de Liliane Bettencourt, c’est pour expliquer qu’il lui lisait La chartreuse de Parme . Puis viennent Céline, Gide etc.

Place maintenant à Patrice de Maistre, ancien gestionnaire de fortune des Bettencourt. A la barre, la chanson est bien différente.

Cette fois, il est question de « hedge funds », de « cote part de frais et charges », de « patrimoine liquide » - aucun lien avec la cave aux 4000 bouteilles de l’hôtel particulier de Neuilly – « d’investissements non côtés », de « poches d’actions » et de « titres vifs ».

Un travail de gestion de « 300 millions d’euros à peu près » avec investissements en Chine, en Inde. « Ca a plus tôt marché », se satisfait-il. D’ailleurs personne ne met aujourd’hui en cause le travail de bon gestionnaire de Patrice de Maistre. « Gros travailleur », salue même le président.

Patrice de Maistre qui aujourd’hui devenu l’un des principaux prévenus de l’affaire confie à la barre : « j’hésitais à prendre ce job. J’aurais mieux fait de me casser une jambe ce jour-là. »

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