Selon nos informations, les plus importants services de renseignement et d'enquêtes sont sur la piste de mouvances dites "d'extrême-gauche anarcho-libertaires", notamment en Isère mais aussi bien au-delà.

Plusieurs véhicules ont été détruits le 26 octobre par un incendie volontaire à la gendarmerie de Meylan (Isère)
Plusieurs véhicules ont été détruits le 26 octobre par un incendie volontaire à la gendarmerie de Meylan (Isère) © Maxppp / Lisa Marcelja

DGSI, renseignement territorial, direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, direction générale de la police nationale et bureau de lutte antiterorriste de la direction générale de la gendarmerie nationale : la liste des services mobilisés de près ou de loin est impressionnante. Tous s'intéressent à une série de faits, en particulier des incendies criminels à Grenoble puis Meylan (Isère).

Le premier a eu lieu il y a un mois, le second cette semaine. Dans ce dernier cas, le procureur de Grenoble Jean-Yves Coquillat a évoqué des liens "troublants" avec le précédent incendie criminel de la caserne de Grenoble, revendiqué sur le site Indymedia.org par un groupuscule d'activistes anarcho-libertaires de la région. Le mode opératoire est identique.

Les spécialistes restent prudents

Un proche du dossier fait le lien avec bien d'autres opérations, qui auraient pu mal tourner et provoquer la mort de gendarmes ou de policiers. Un lien que les enquêteurs font également avec les grands affrontements de ces dernières années avec les forces de l'ordre : Sivens, Notre-Dame-des-Landes, Bure, la loi Travail... Le procureur de Grenoble est même allé jusqu'à comparer l'incendie de Meylan... avec un attentat djihadiste comme celui de Magnanville (où deux policiers avaient été tués à leur domicile).

Mais sur ce point, les magistrats spécialisés restent, eux, prudents. Le parquet antiterroriste à Paris ne s'est pour l'instant pas saisi de cette affaire. Car il y a la jurisprudence Tarnac : après des sabotages de lignes TGV il y a près de 10 ans, l'enquête avait été ouverte pour un acte terroriste. Au final, les suspects, qui contestent toujours les faits, seront jugés au début de l'année prochaine, mais en correctionnelle.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.