Sa ligne de conduite a le mérite d’être claire : « je suis totalement étranger à tout ça », répète à l’envi François-Marie Banier. Entendez par là : l’écrivain-photographe est un artiste, un littéraire. Les chiffres, très peu pour lui.

A chaque question un peu pointue du président ou du procureur, François-Marie Banier répond donc par l’ignorance. Jusqu’à la limite. Jusqu’à s’embourber à la barre.

Car lorsqu’il s’agit de l’île d’Arros, cet archipel des Seychelles acheté par les Bettencourt en 1997 et dont il finit bénéficiaire en 2006, François-Marie Banier a plus de difficultés à convaincre le tribunal : « je suis entièrement étranger à ce montage très compliqué. » Selon lui, il s’agit de la propre initiative de l’avocat de Liliane Bettencourt, Me Goguel, « pour faire plaisir à Madame ». Mais il l’ignorait.

« Mais c’est vous qui avez payé les honoraires de l’avocat via un de vos comptes en Suisse ? », rétorque le président. Parce que Liliane Bettencourt lui a demandé, assure l’écrivain. Le président insiste : « madame Bettencourt avait 14 comptes en Suisse. Pourquoi ne pas avoir payé elle-même ? »

C’est bien là le nœud du problème. Si l’on croit François-Marie Banier, il aurait versé 100 000 euros de frais d’honoraires via l’un de ses comptes en Suisse, sur demande de « madame » et sans savoir de quoi il s’agissait. Si l’on croit François-Marie Banier …

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