Des milliers de manifestants à Roanne
Des milliers de manifestants à Roanne © MaxPPP/Le Progrès/Remy Perrin

Un mois de prison avec sursis a été requis mardi à l'encontre de cinq militants de la CGT qui comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Roanne (Loire) pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement de leur empreinte ADN.Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 17 décembre.

Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, ainsi que son homologue du Parti de Gauche Eric Coquerel, des élus socialistes locaux et des milliers de militants étaient venus soutenir les prévenus, cinq militants -quatre hommes et une femme- sont des fonctionnaires de la Défense et agents hospitaliers.

Des dizaines de cars ont acheminé les manifestants venus de 88 départements. Une grande scène installée, surmontée d'une banderole "syndicalistes, pas voyous".

Les cinq militants encourent un an de prison et 15.000 euros d'amende pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement de leur empreinte ADN en mai dernier.

On défend la liberté syndicale

Le reportage d'Anne-Laure Bousiges

href="http://www.franceinter.fr/#"> ![Lecture](http://www.franceinter.fr/sites/all/themes/fi_player_theme/img/spacer.png) En novembre 2012, ils avaient été reconnus coupables par la cour d'appel deLyon de "dégradations en réunion", pour avoir inscrit des tags sur la voie publique, notamment _casse-toi pov' con_ , en marge d'une manifestation contre la réforme des retraites en 2010. Dispensés de peine, les cinq militants avaient cependant été convoqués par la police et la gendarmerie pour être inscrits au fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), ce qu'ils avaient refusé.
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