un vaccin curatif du sida testé sur l'homme à marselle
un vaccin curatif du sida testé sur l'homme à marselle © reuters

À l'origine, une jeune femme de 18 ans, vaccinée à 15 ans au Gardasil, un traitement préventif contre le cancer du col de l'utérus. Elle assure aujourd'hui que le vaccin a provoqué chez elle de graves effets secondaires sur son système nerveux. Trois autres plaintes devraient suivre.

La plainte vise Sanofi Pasteur MSD et l'Agence nationale de sécurité du médicament, pour "violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et prévention".

Marie-Océane, qui était alors âgée de 15 ans, a reçu deux injections de Gardasil, vaccin préconisé dans le cadre de la prévention du cancer du col de l'utérus, le 11 octobre et le 13 décembre 2010, selon son avocat, Me Jean-Christophe Coubris.

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Mais dès le mois de février suivant, "les premiers signes cliniques apparaissent. Le diagnostic d'encéphalomyélite aigüe disséminée ou de sclérose en plaques a été rapidement posé". Elle perdra ainsi "temporairement la vue et l'usage de ses jambes", et sera hospitalisée à de nombreuses reprises.

Son état s'est depuis sensiblement amélioré, mais elle garde des "séquelles importantes" sur le plan nerveux.

"Aucune augmentation du risque", selon Sanofi

Saisie par les parents de Marie-Océane, la Commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CCI) d'Aquitaine a conclu en juin 2013 selon l'avocat au "lien d'imputabilité entre le vaccin et la pathologie". Mais pour elle, les complications sont sans doute dues aussi à "une vulnérabilité génétique" de la jeune femme.

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Pour sa part, Sanofi Pasteur MSD "conteste" les conclusions de la CRCI, qu'elle estime "en contradiction avec les données de la littérature scientifique et les avis des autorités de santé nationales et internationales".

Les études conduites en France et dans le monde pour évaluer l'association éventuelle entre la vaccination anti-HPV et la survenue de cas de sclérose en plaques n'indiquent aucune augmentation du risque d'apparition de cette maladie.

Un point de vue suivi également par le président du comité technique des vaccinations, Daniel Floret. Il regrette que l'on "monte en épingle" des effets pervers "éventuels". "Les données de pharmacovigilance internationales ne montrent pas de lien entre ce vaccin et une quelconque maladie auto-immune, dont la sclérose en plaques".

Un argument qui ne convainc pas non plus certains malades vaccinés au Gardasil : un cabinet d'avocats parisiens a annoncé "trois plaintes pénales d'ici quinze jours", déposées par trois jeunes filles elles aussi victimes d'effets néfastes.

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