On ne l’avait plus vu à l’audience depuis plus d’une semaine. Dimitri Delay est de retour ce matin, prêt à témoigner, a annoncé son avocat Me Forster.

Pour la première fois, il s’est assis à côté de son frère aîné, Cherif, sur le banc des parties civiles. Pas sûr qu’il partage pour autant la même position dans le dossier.

Ce matin, Catherine, ancienne habitante de Samer et dont la fille aînée était dans la même classe que Dimitri, est la première à témoigner à la barre. Elle raconte comment les relations de sa fille avec le deuxième des Delay étaient difficiles : « elle a été bousculée, il la harcelait, il l’attrapait. »

Puis, Catherine est placée à en garde à vue. « On m’a lu les accusations. On parlait de moi en disant que j’allais chez leurs parents en étant enceinte. » Mais lorsqu’elle est enceinte de ses jumeaux, en 1996, Catherine, alors « blonde et frisée » vit dans l’agglomération lillois, à plus de 100 kilomètres de Boulogne-sur-mer. « Outreau, je ne connaissais même pas le nom, je n’avais aucune attache là-bas. ».

Le président demande alors à Cherif, frère aîné des Delay de se lever, lui rappelle qu’il a désigné comme l’une de ses agresseurs

  • Cherif : c’est faux, Monsieur le président.

  • Le président : vous vous rendez compte de l’impact que de telles accusations peuvent avoir ?

  • Je suis désolé, je vous demande pardon. Maintenant que j’ai grandi, je sais le bien et le mal et je ne connais pas cette femme, Monsieur le président.

A la barre, cette femme de 53 ans, qui se dit encore marquée aujourd’hui, se dit très touchée.

Puis, c’est au tour de Dimitri d’être invité à se lever. C’est la première fois qu’on l’entend.

Vous connaissez Madame, l’interroge le président ?

Dimitri : oui, je ne reviendrai pas sur mes accusations

  • Elle vous a agressé ?

  • Oui

Cherif vient d’affirmer le contraire.

Dimitri rétorque alors : « c’est ses déclarations, pas les miennes »

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