Jacobus Van Nierop, "dentiste de l'horreur"
Jacobus Van Nierop, "dentiste de l'horreur" © MaxPPP

Le procès du dentiste néerlandais, accusé d’avoir mutilé et blessé des dizaines patients à Château-Chinon, dans la Nièvre, se poursuit devant le tribunal correctionnel de Nevers. Dans le box, Jacobus Van Nierop, surnommé le "dentiste de l’horreur".

Ce mercredi matin, le tribunal correctionnel de Nevers a écouté le docteur Coupé , chirurgien-dentiste conseil auprès de la Sécurité sociale dans la Nièvre. C’est lui qui a accompagné Jacobus Van Nierop lors de son installation en 2008, vérifiant notamment qu’il avait bien compris la nomenclature des soins et leur facturation.

C'est lui qui, en 2012 déclenche une procédure d’analyse d’activité. Le docteur Van Nierop arrache deux fois plus de dents que la moyenne des dentistes de la Nièvre, son chiffre d’affaires crève le plafond dès sa première année d’installation. "Pourquoi ne l’a-t-on pas arrêté plus tôt ?", essaie de comprendre le président. Parce que quasiment personne ne s’est plaint avant 2012, répond le Dr Coupé. Les premières alertes arrivent en 2010 : trois ou quatre cas, pour des radios manquantes, des soucis de facturation, il n’était pas question alors de dangerosité.

C’est en examinant ensuite 76 patients du Dr Van Nierop que le dentiste s’aperçoit des dégâts. Un homme atteint d’un cancer de la bouche, envers lequel aucune précaution n’avait été prise. Des dents dévitalisées sans raison, des appareils défectueux. Quand il demande les radios de ses patients au Dr Van Nierop, celui-ci envoie un CD rom cassé , avant d’affirmer que son ordinateur a été piraté. Le docteur Coupé est un homme pondéré. Quand on lui demande ce qu’il pense d’un confrère qui dit « les gens ne m’intéressent pas », il se réfère au code de déontologie des dentistes : qualité des soins, compassion et respect du patient. Dans le box, Jacobus Van Nierop n’a rien à dire d’autre que ces trois mots : "pas de commentaires".

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