La police a entendu une centaine de personnes sur cette affaire
La police a entendu une centaine de personnes sur cette affaire © maxppp

L'homme de 54 ans arrêté ce mardi dans le cadre de l'enquête sur les disparues de Perpignan a avoué le meurtre de Mokhtaria Chaïb, l'une des trois "disparues de Perpignan". C'est l'ADN qui a permis de l'interpeller 17 ans après les faits.

Des traces d'ADN partiel sur la scène du crime, un ADN qui pouvait correspondre au sien . Actuellement sans emploi et sans domicile fixe, cet homme, originaire de Picardie et père de deux enfants, a déjà été emprisonné pour des agressions sexuelles et des violences.

Il va désormais être mis en examen pour "viol avec armes en récidive et assassinat". Le procureur de la République de Perpignan précise qu'il "encourt la réclusion à perpétuité, il est passé aux aveux cette nuit". Il est toutefois "trop tôt pour se prononcer sur les deux autres cas".

Un aveu et trois disparues

En 2013 et 2014, ce magasinier-cariste a passé neuf mois en prison pour menace de mort contre sa concubine. Le 21 décembre 1997, le corps affreusement mutilé de cette étudiante de 19 ans avait été retrouvé, le lendemain de sa disparition tout près de la gare. Mokhtaria Chaïb est l'une des trois disparues de Perpignan.

Six mois après sa disparition, Marie-Hélène Gonzalez, une jeune femme de 22 ans avait été retrouvée morte. Son corps avait aussi été mutilé et elle avait, elle aussi, disparu aux abords de la gare. Quelques années auparavant, en septembre 1995, Tatiana Andujar, lycéenne de 17 ans, avait disparu dans ce même quartier. Elle n'a jamais été retrouvée.

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