Après trois semaines d’audience, le parquet a requis une peine sévère contre l'ex-avocat Sidney Amiel, accusé de viol et d’agressions sexuelles : dix ans de réclusion criminelle.

Dix ans de prison requis contre l'accusé au procès de l'ex-avocat Sidney Amiel, qui se termine à la cour d'assises des Yvelines, à Versailles.
Dix ans de prison requis contre l'accusé au procès de l'ex-avocat Sidney Amiel, qui se termine à la cour d'assises des Yvelines, à Versailles. © Maxppp / OLIVIER BOITET

Le procès de Sidney Amiel, cet ex-avocat de Chartres accusé de viol et d’agressions sexuelles se termine ce vendredi à la cour d’assises de Versailles.

Au terme de trois semaines d’audience éprouvantes, qui ont vu défiler à la barre de nombreuses femmes en pleurs, ex clientes, collaboratrice, secrétaire, et sa belle-fille, le parquet a requis une peine sévère : 10 ans de réclusion criminelle. Sidney Amiel, 67 ans, dont le cabinet était très réputé, a constamment nié le moindre geste déplacé.

Un "complot", selon l'accusé

D’une voix posée, l’avocat général rappelle les faits reprochés à Sidney Amiel : un viol et quatre agressions sexuelles. Il détaille la difficulté des victimes à venir parler à la barre, les années passées, parfois, avant d’arriver à raconter.

Pour lui, ces femmes, qui ne se connaissaient pas, dont les récits sont concordants, sont crédibles. En face, Sidney Amiel parle de complot. Des avocats qui voudraient lui voler sa clientèle, la haine de sa belle fille, la bourgeoisie chartraine qui ne supporterait pas la réussite de ce juif pied-noir défenseur de la CGT. Pour l’avocat général "tout ceci ne tient pas debout", d’autant que "tous ces complots n’ont aucun rapport entre eux".

Le côté tactile, "méditerranéen", que revendique l’accusé ? "C’est un peu léger, je crois en vérité Sidney Amiel ne se contrôle pas" assène l’avocat général :

Nous avons affaire à un obsédé sexuel, ce qui n’est pas exclusif d’une volonté de dominer les femmes

Le représentant du parquet demande une peine sévère, sa qualité d’avocat étant une circonstance aggravante : "Il avait une parfaite connaissance des conséquences de ses actes". Ce vendredi Sidney Amiel aura la parole en dernier, à 9h30, avant que le jury ne parte délibérer, pour un verdict dans la journée.

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