Avec Dominique Alderweireld, alias Dodo la Saumure, on commence toujours par rigoler. Ce matin, il annonce qu’après avoir renoncé au DSKlub, il veut ouvrir un bar "FMI".

Le président Bernard Lemaire n’est pas en reste. Comme Dodo a passé une licence de droit, il lui lance : « le proxénétisme doit être enseigné en quatrième année, vous auriez du faire une maîtrise ! »

Dodo explique que dans ses bars en Belgique - il en aurait encore cinq - les prostituées sont indépendantes. Il leur loue la chambre, 40 euros… après chaque rapport. « Et s’il y a deux rapports ça fait 80 euros » demande Bernard Lemaire ? « Oui. » « Ah, s’exclame le président, mais ce n’est plus de la location de chambre ça… »

Mais encore une fois, c’est Jade qui nous présente l’envers du décor. Les femmes qui s’avancent en ligne « comme de la viande », pour que le client fasse son choix. Les contrats « d’indépendantes » pour donner le change en cas de contrôle de police ? Déchirés chaque semaine. Le club Madame à Tournai, où Jade a travaillé, est ouvert 24h sur 24, 7 jours sur 7. Elle dormait « en tenue » dans son duvet, attendant la sonnette qui annonce un client. Au bar, l’alcool coule à flot, les filles touchent une commission sur les boissons, et après avoir bu elles ne disent plus non à rien. Beaucoup sont françaises.

Dodo c’est le patron, il « essaye » les nouvelles. « Jamais » répond l'intéressé.

La gérante a prévenu les filles qu’elles n’avaient pas intérêt à parler de lui aux policiers. En Belgique, ils ont l’air très partagés : certains tolèrent Dodo, d’autres enquêtent sur lui. Mais dans ce dossier lillois, Dominique Alderweireld n’est poursuivi que pour avoir à plusieurs reprises envoyé trois prostituées en France.

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