Une audience qui a débuté par l’arrivée des principaux prévenus dans la salle. L’ancien ministre du Budget, droit comme un I. Tel qu’on le connaît. Le regard fixé devant lui.

Et Patricia Cahuzac - vous pouvez m’appeler Madame Cahuzac, précise-t-elle au président - qui s’arrête pour faire la bise à celui qui est son ex-époux depuis leur divorce prononcé en novembre ... avant de s’asseoir une chaise plus loin.

Voilà pour la page people. Place au volet juridique. “Car ce n’est pas parce qu’on est un ancien ministre, qu’on est désigné par la presse comme un paria, qu’on n’a pas le droit de faire du Droit”, plaide l’avocat de Jérôme Cahuzac, Me Jean Veil. Quatre questions prioritaires de constitutionnalité ont été déposées par la défense. Elles portent, en substance, sur la double peine que représenterait une condamnation pénale alors que le couple Cahuzac a déjà fait l’objet d’un redressement fiscal : 500 000 euros au total.

Des QPC qui ne sont, en aucun cas, une tentative de repousser ce procès assurent en choeur les avocats de la défense. “Jérôme Cahuzac souhaite être jugé. Et aussi vite que possible”, plaide Me Michel.

Jérôme Cahuzac baisse la tête, “n’a rien à rajouter”, lâche-t-il dans un sourire. Pour tous ou presque, il est “celui qui a menti”. Difficile donc de savoir si, cette fois, il peut être cru.

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