nicolas sarkozy favori à droite pour 2017
nicolas sarkozy favori à droite pour 2017 © reuters

On l'a appris seulement aujourd'hui : une enquête a été ouverte il y a plusieurs mois sur un meeting de l'ancien président de la République, à Toulon, en 2011, justement avant l'ouverture de la campagne présidentielle. Un meeting bien mal financé...

C'est ce meeting (parmi d'autres) que le Conseil constitutionnel avait invoqué pour justifier le rejet des comptes de campagne de l'ancien chef de l'Etat pour 2012, estimant qu'il n'aurait pas dû être pris en charge par le budget. L'enquête faisait suite à un courrier du militant écologiste grenoblois Raymond Avrillier, qui dénonçait de possibles faits de "détournement de fonds publics".

Le Conseil constitutionnel avait pris la décision en juillet, plongeant l'UMP dans une crise financière aiguë, finalement résolue par une souscription qui a permis de récolter plus de 11 millions d'euros.

Il avait suivi la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) qui avait invalidé les comptes de campagne de l'ex-chef de l'Etat pour avoir dépassé le plafond autorisé de plus de 300.000 euros.

Président ? Candidat ? Les deux ?

La Commission avait elle jugé que les dépenses liées à certains déplacements présidentiels devaient être imputées au candidat.

Pour le Conseil constitutionnel, sept déplacements présidentiels peuvent être regardées comme liés à l'exercice du mandat présidentiel, notamment des cérémonies de voeux et des inaugurations. Des déplacement qui, du coup, pouvaient sans problème être financés par l'Élysée.

En revanche, il juge qu'il n'en est "manifestement pas de même" de la réunion publique organisée à Toulon le 1er décembre 2011, "compte tenu de l'implication de l'UMP dans cette manifestation." Bref, que la réunion était pilotée par le candidat et pas par le président...

Sarkozy et ses casseroles
Sarkozy et ses casseroles © radio-france
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