Un lycéen a été condamné à 400 euros d'amende par le tribunal de Nancy pour avoir filmé sa ville avec un drone. La vidéo qu'il avait mise en ligne dans laquelle sont montrés les monuments historiques a été vue 400 000 fois sur Internet.

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Alors qu'il voulait montrer les plus beaux monuments de sa ville à l'aide d'un drone, place Stanislas en tête, Thomas Nans, s'est pris un soufflé par le tribunal de Nancy pour non respect de la réglementation et mise en danger de la vie d'autrui. Le jeune entrepreneur, qui a deux sociétés de location de drones et de caméras, dit avoir eu l'impression d'être considéré comme un "méchant délinquant."

Ironie du sort, c'est le succès même de sa vidéo, visionnée 400 000 fois par les internautes, qui a attiré la justice au jeune nancéen de 18 ans. Passant son bac le mois prochain, Thomas nans pense déjà à développer son activité en dehors de l'hexagone.

Une réglementation très encadrée

La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) lui a rappelé doctement les règles qui encadrent l'usage du drone. Cet objet volant parfaitement identifié, utilisé à l'origine par l'armée, fait fureur depuis trois ans parmi les amateurs de vidéo et de photo.

En 2012, la DGAC a mis en place les conditions strictes à son utilisation. Premièrement, le drone ne doit pas dépasser 4 kg, ne pas voler à plus de 150 mètres de haut, deuxièmement ne pas s'éloigner de plus de 150 mètres du pilote et enfin l'utilisateur doit passer une formation similaire à celle des pilotes d'ULM et obtenir une autorisation particulière.

Cette condamnation a mobilisé les internautes qui ont créé un comité de soutien sur les réseaux sociaux. A la sortie du tribunal Thomas Sans dit avoir été "refroidi dans l'idée qu'il s'agit d'un marché en pleine expansion". __

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