Son dernier interrogatoire du prévenu a été vite expédié ce matin. DSK s’est expliqué sur les SMS « de corps de garde » et sur sa garçonnière parisienne. On avait beaucoup parlé des SMS échangés entre Dominique Strauss-Kahn et son ami Fabrice, le gentil organisateur des soirées consacrées à son plaisir. Le tribunal les a rapidement examinés ce matin. Celui-ci par exemple où DSK parle de « matériel » pour désigner des femmes : « un vocabulaire de corps de garde » a-t-il reconnu, on est en privé, « on se lâche un peu ». Mais selon DSK le SMS précédent concerne une femme libertine, « vous voyez bien que pour moi c’est le même monde ». Il l’avait dit hier, quoi qu’on en pense, il assure qu’il traite toutes les femmes de la même manière. Et se détend un peu plus, ce matin, en plaisantant sur ces SMS : « on aurait dû se parler directement au téléphone ».

On arrive à l’appartement de la rue d’Iéna, où Dominique Strauss-Kahn recevait des « politiques » mais aussi « des jeunes femmes », « de façon discrète ». Alors pourquoi avoir caché qu’il était le propriétaire des lieux, ce qui a donné du fil à retordre aux juges d’instruction ? C’est tout simple, répond tranquillement Dominique Strauss-Kahn : « parce que je ne voulais pas que mon épouse le sache ». A condition de prouver qu’il y faisait venir des prostituées en toute connaissance de cause, cet appartement pouvait impliquer DSK comme proxénète pour « mise à disposition de locaux privés », selon les termes du code pénal. Mais l’ordonnance de renvoi est imprécise sur les rencontres sexuelles qui ont pu s’y dérouler, « notamment en 2008 ».

Peu de questions du tribunal. Aucune du ministère public. DSK va pouvoir repartir, sans trop d’inquiétude sur l’issue des débats.

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