A l’issue de leurs plaidoiries, les avocats des principales parties civiles ont reconnu qu’il n’y avait pas de base suffisante pour condamner l’ancien ministre socialiste pour « proxénétisme aggravé ».

« Je ne vais pas être plus royaliste que le roi » prévient Gilles Maton, l’un des avocats des quatre anciennes prostituées, allusion à la position du procureur qui avait demandé un non lieu à l’issue de l’instruction, et qui devrait demain requérir la relaxe de Dominique Strauss-Kahn. Avec ses clientes, Me Maton se dit persuadé que DSK connaissait la condition des soi disant libertines de ces récréations, d’autant que l’avocat affirme ne pas avoir entendu chez l’ancien patron du FMI « de lâcher prise et de sincérité ». Mais « cette intime conviction ne suffit pas ». Privilège du roi de la fête, aussi, pour Me Maton : « on est invité partout, on ne paye pas souvent et notamment pas les filles, et c’est ce qui va le sauver. »

« Vous n’êtes pas capable de distinguer une libertine et une prostituée, je suis déçu » ironise David Lepidi, l’avocat des Equipes d’action contre le proxénétisme.« Nous ne serons pas dupes » avait déclaré ce matin Emmanuel Daoud, pour le mouvement du Nid, qui a taxé DSK de « Sardanapale des temps modernes », et qui a revendiqué de faire de la morale, là où le tribunal correctionnel ne fera que du droit. Me Daoud estime que « ce procès hors norme par son casting et terriblement ordinaire par son contenu a été une œuvre de salut public » : « nous ne ricanerons plus à l’évocation des parties fines », espère Me Daoud pour qui « il y aura un avant et un après ce procès ».

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