23 août 2011. Le procureur de New York abandonne les poursuites dans l'affaire du Sofitel. En octobre éclate celle du Carlton…

Octobre 2011: voici DSK soupçonné d'être au coeur d'un réseau de proxénétisme organisé, en partie destiné à satisfaire son appétit sexuel hors norme.

L'ancien patron du FMI se présentera cet après-midi à 14h devant le tribunal correctionnel de Lille pour l'appel des prévenus, il reviendra ensuite plutôt à partir du 10 février pour être interrogé. Les enquêteurs ont listé douze partouzes, à Bruxelles, Lille, Paris ou Washington, auxquelles Dominique Strauss-Kahn a participé, en présence de jeunes femmes rémunérées, entre 2008 et le dernier voyage dans la capitale américaine, du 13 au 14 mai 2011.

Le matin du 15, quand la femme de chambre Nafissatou Diallo vient se plaindre à ses collègues d'avoir été agressée, cela ne fait que quelques heures que DSK a quitté ses amis du Nord, et leurs soi-disant "secrétaires". Sur le cas DSK, l'accusation de proxénétisme a fait l'objet d'une longue discussion entre les juges d'instruction et le ministère public. Elle repose sur deux points qui seront au coeur des débats.

DSK savait-il que les femmes qui lui étaient offertes en cadeau étaient des prostituées, et pas des libertines comme il le prétend ? Oui, pour les juges d'instruction. Non, selon le parquet de Lille pour qui la démonstration repose essentiellement sur les impressions de certaines participantes, alors même qu'une une loi du silence leur était imposée pour protéger "le roi de la fête".

Par ailleurs, même si la définition du proxénète dans le code pénal est très large, celui qui "aide ou favorise la prostitution d'autrui", pour le parquet, quand on favorise la prostitution pour soi-même, on reste un client. Le ministère public devrait demander la relaxe, alors que Dominique Strauss-Kahn risque en théorie jusqu'à dix ans de prison pour proxénétisme aggravé (car commis en réunion, avec plusieurs auteurs).

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