Aujourd’hui à Lille troisième et dernier jour consacré aux ébats sexuels de DSK et ses amis. Le tribunal est toujours bien en peine de trouver des éléments objectifs pour répondre à LA question : savait-il ou pas qu’il y avait des prostituées ? L’ancien patron du FMI montre une assurance à toute épreuve.

Dominique Strauss-Kahn connaît son dossier sur le bout des doigts. Il ne se démonte jamais. il parle avec la même aisance que pour une conférence sur l’économie mondiale. Par moment il se lève, hausse le ton. « Quand j’entend qu’on m’apportait de la chair fraiche, c’est une ignominie ! ». Ou rembarre tranquillement un avocat des parties civiles qui lui fait remarquer qu’il y a des prostituées dans les soirées libertines : « C’est comme les poissons volants, ce n’est pas plus fréquent ».

Puisqu’il faut en passer par sa sexualité, il veut bien reconnaître qu’elle est sans doute « plus rude » que la moyenne des hommes, ou qu’il aime des pratiques « minoritaires » qu’on n’appelle plus « dévoyées ». Mais il s’insurge contre la logique qui voudrait que ces pratiques nécessitent de faire appel à des prostituées, « absurde » tranche-t-il.

Cette logique, qui était celle des juges d’instruction, l’une des parties civiles Jade en a donné sa version personnelle. Jade, intelligente et précise, garde le souvenir cuisant d’un rapport dans un hôtel à Bruxelles, « un souvenir plus que désagréable quand je lui ai tourné le dos ». Et un manque de respect qu’elle attribue à sa condition de prostituée.

Dominique Strauss-Kahn se dit encore désolé pour cet épisode (il s’était déjà excusé lors d’une confrontation pendant l’instruction), il n’aurait pas perçu son refus. Enfin il explique qu’il ne se serait jamais laissé prendre en photo dans son bureau au FMI avec une prostituée. La fameuse photo avec Jade, tout sourire. C’était au mois de janvier 2010.

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