Boîte de médicaments Teva
Boîte de médicaments Teva © Max PPP / Max PPP

L'alerte avait été donnée le 7 juin par un pharmacien, et on soupçonnait la présence de somnifères dans certaines boîtes de diurétiques des laboratoires Teva. Fausse alerte ? Selon l'ANSM, aucune des 2374 boîtes inspectées ne présente la même erreur.

Y a-t-il eu fausse alerte à propos du Furosémide ? La question est clairement posée aujourd'hui, deux semaines après l'alerte lancée par l'Agence nationale de sécurité du médicament. Une alerte levée aujourd'hui, faute d'avoir trouvé d'élément suspect après enquête.

"Il y a fin d'alerte, 800.000 personnes prennent du Furosémide, elles doivent continuer leur traitement", explique Dominique Maraninchi, directeur général de l'ANSM. "Nos analyses faites sous contrôle de la police n'ont pas montré de comprimé suspect, c'est rassurant. Fin de l'alerte, poursuite des investigations et pas de surmédiatisation."

Les investigations sur une substitution présumée de médicaments, en relation avec des décès suspects en France, sont restées vaines après l'examen de 2.374 boîtes... Soit plus de 70.000 comprimés

"Maintenant, nous savons que ceux qui ont pris du Furosémide Teva n'étaient pas en danger, qu'on a eu un phénomène isolé", ajoute Dominique Maraninchi.

Pourtant, il y a quand même eu un problème... Les explications de Danielle Messager.

Deux semaines d'inquiétude

L'alerte avait été donnée le 7 juin par un pharmacien. Une de ses patientes, traitée au Furosémide, se plaignait d'une somnolence inhabituelle. Dans la boîte du diurétique, elle avait retrouvé un somnifère. Le pharmacien avait trouvé un second comprimé de Zopiclone dans une plaquette.

L'ANSM avait diligenté quatre inspecteurs sur le site de conditionnement du médicament, à Sens (Yonne), sans relever d'anomalies et une perquisition a été menée sur les lieux le 13 juin.

Tout danger est-il écarté ? Ecoutez Dominique Maraninqui, directeur de l'Agence nationale du médicament.

Le parquet de Paris avait de son côté ouvert une enquête préliminaire pour des faits présumés de mise en danger de la vie d'autrui, tromperie aggravée, administration de substances nuisibles et homicides et blessures involontaires.

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