Les enquêteurs vont devoir provisoirement se passer d'écoutes téléphoniques.
Les enquêteurs vont devoir provisoirement se passer d'écoutes téléphoniques. © PhotoPQR/L'Alsace

Le projet de loi sur le renseignement, qui sera présenté jeudi en Conseil des ministres, promet de révolutionner les pratiques avec de nouveaux droits accordés aux services. Objectif : gagner du temps dans la détection des terroristes.

Éplucher les factures téléphoniques ou les SMS ne suffit plus. Désormais, les enquêteurs vont pouvoir élargir les interceptions, récupérer des courriels et même enregistrer des paroles ou des images des personnes surveillées.

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Selon Le Figaro, les agents vont pouvoir poser des micros et des caméras-espions pour "sonoriser" des lieux, des appartements ou des voitures. Des véhicules dans lesquels ils seront aussi autorisés à poser des balises.

Pour le député UMP du Rhône, Philippe Meunier, le gouvernement ne fait que "reprendre des propositions de l'UMP". Il était l'invité du journal de 13 heures de Claire Servajean sur France Inter

Un cadre administratif strict

Les enquêteurs auront par ailleurs le droit d’utiliser des logiciels capables de lire et d’enregistrer en temps réel et à distance toutes les frappes d’un clavier d’ordinateur. Enfin, ils auront recours à des appareils-espions, comme le "Imsi Catcher", permettant de siphonner les données d’un téléphone portable quand celui-ci se trouve à proximité.

Si cela ne se fera plus sous le contrôle d’un juge, il y aura un cadre administratif strict : il faudra une autorisation du Premier ministre, qui sera accordée pour quatre mois renouvelables.

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