Lors des cérémonies d'hommage aux victimes de l'attentat de Nice le 14 juillet 2016, le président de la République est revenu sur la disparition du secrétariat d'État dédié.

Emmanuel Macron lors de son discours à Nice le 14 juillet 2017
Emmanuel Macron lors de son discours à Nice le 14 juillet 2017 © Reuters / Eric Gaillard

"Tout sera maintenu" : la promesse est revenue pendant le discours du président de la République face aux Niçois. Rappelant le lourd tribut payé par la ville de Nice l'année dernière (86 morts et de nombreux blessés et familles marquées), Emmanuel Macron a définitivement voulu couper court à la polémique sur la suppression du secrétariat d'État à l'Aide aux victimes. Il ne portera plus ce nom mais celui de "déléguée interministérielle à l'Aide aux victimes", un poste qui sera occupé par la magistrate Élisabeth Pelsez, comme annoncé mercredi dernier.

L'idée est d'avoir une personne référente sur la question, qui concerne différents ministères. "J'ai souhaité que tous les ministères concernés s'engagent aux côtés des victimes sous la responsabilité d'une personnalité d'expérience qui pour vous sera gage d'écoute et d'efficacité", a expliqué le président de la République. "Je le sais, c'est d'une aide juridique, concrète, administrative, mais aussi d'une aide pour la santé, le transport, les enfants, la vie administrative et le quotidien dont vous avez besoin. C'est cela qui sera assuré pour vous. Je m'en porte ici garant."

Un poste transversal au gouvernement

L'aide aux victimes reste donc un élément important en marge du nouveau gouvernement, malgré la disparition du poste gouvernemental occupé à la fin du quinquennat Hollande par Juliette Méadel. "Je ne tairai pas ici les reproches qui se sont fait jour après l'attaque. La colère de beaucoup s'est concentrée sur la puissance publique. Et j'ose vous le dire comme chef de l'État : je comprends cette colère", rappelle également Emmanuel Macron, tout en saluant le travail de son prédécesseur et des ministres précédents. "Je sais le travail qui a été fait durant les deux dernières années pour reconnaître les situations des victimes, le droit des victimes."

Quant au budget de la Justice (celui qui doit, en principe, éviter qu'il y ait des victimes), il n'aura pas cette chance : Gérald Darmanin a annoncé qu'il faudrait faire des économies aussi dans ce domaine, 160 millions d'euros en moins sur le coup de pouce budgétaire donc elle avait bénéficié en 2017. Coup de pouce que de nombreux professionnels estimaient déjà insuffisant.

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