Le siège de la France insoumise et du Parti de gauche ainsi que les domiciles de Jean-Luc Mélenchon et d'anciens assistants parlementaires ont été perquisitionnées mardi matin. Ces perquisitions ont été menées par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions dans le cadre d'enquêtes préliminaires.

Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon © AFP / LUDOVIC MARIN

Après le MoDem et le Front national, c'est au tour de la France Insoumise (LFI) d'être perquisitionnée dans le cadre d'une enquête préliminaire du parquet de Paris sur de présumés emplois fictifs d'assistants parlementaires européens. L'Office central de lutte contre la corruption et les infractions, qui menaient ce mardi matin les perquisitions dans ce cadre, officiait aussi pour une seconde enquête préliminaire du parquet de Paris, portant sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon, suite au signalement du président de la Commission nationale des comptes de campagne et des finances politiques.

LFI, dont le siège a été perquisitionné, tout comme le domicile de son leader, a dénoncé un "coup de force politique, policier et judiciaire contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise", et une "attaque sur la base d'éléments fantaisistes".  Au total, ce sont une quinzaine de perquisitions qui ont été menées, dont les domiciles de neuf assistants et membres de la France insoumise et du parti de gauche, ainsi que les sièges sociaux des partis.

"Nous sommes perquisitionnés chez tout le monde. La secrétaire générale du groupe à l'Assemblée, mes anciens assistants qui ont vu débouler aussi les flics à 7 heures du matin, on leur prend leurs téléphones, on leur prend leurs ordinateurs. Au siège du Parti de gauche dont je suis membre, au siège du mouvement la France insoumise", a protesté Jean-Luc Mélenchon dans une vidéo postée sur Facebook.  

"Excusez la mauvaise mine que j'ai, j'ai été réveillé un peu brutalement"

"Voilà le début du nouveau ministre de l'Intérieur (Christophe Castaner) et du ministre de la Justice (Nicole Belloubet), voilà ce qu'ils sont en train de faire dans tout le pays, pour intimider et faire peur. Je vous demande de ne pas avoir peur, et de protester, parce que ce n'est pas de la justice, ça n'est pas de la police", a-t-il ajouté.

L'enquête sur les emplois fictifs présumés a été ouverte en juillet 2018, après une dénonciation - via la procédure de l'article 40 - d'une élue FN, Sophie Montel.

L'autre, en cours depuis le mois de mai dernier, concerne les comptes de campagne du candidat à la présidentielle de la France Insoumise afin de procéder à des vérifications sur près de 450 000 euros de dépenses litigieuses sur les plus de 10 millions d'euros dépensés.

"Concernant les comptes de campagne pour l'élection présidentielle de 2017, la commission nationale des comptes de campagne a validé le 13 février 2018 les comptes de Jean-Luc Mélenchon sans aucune irrégularité. Ce n'est pas le cas pour ceux d'Emmanuel Macron pour lequel des irrégularités ont été notées. Afin de prouver publiquement son honnêteté, Jean-Luc Mélenchon a demandé le 8 juin 2018 le réexamen de tous les comptes de campagne", se justifie le mouvement.

Pour preuve de sa bonne foi, Jean-Luc Mélenchon a indiqué ce mardi matin vouloir publier tous les comptes de la France Insoumise et des associations annexes.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.