Dans un camp de réfugiés près de Raqqa, en Syrie, notre reporter Omar Ouahmane a retrouvé les familles de djihadistes français partis rejoindre les rangs du groupe État Islamique.

En Syrie, dans un camp de réfugiés déplacés par les combats entre la coalition et le groupe État Islamique, à  Ain Issa, (14 octobre 2017)
En Syrie, dans un camp de réfugiés déplacés par les combats entre la coalition et le groupe État Islamique, à Ain Issa, (14 octobre 2017) © Reuters / Erik de Castro

C'est à une cinquantaine de kilomètres de Raqqa, bastion djihadiste sur lequel la coalition internationale a lancé son assaut final, que Omar Ouahmane s'est rendu, dans un camp de réfugiés proche de cette ville de Syrie d'où avait été pilotés les attentats du 13 novembre 2015, à Paris et Saint-Denis.

Sur place, il ne que quelques centaines de djihadistes étrangers, les derniers à combattre. Et notre envoyé a eu la surprise sur place, de tomber, dans ce camp de déplacés qui s'est formé en juin dernier, sur des familles françaises.

On a pas de passeport, pas de téléphone, on a pas d'argent, on est coupé du monde, on veut rentrer à la maison (...) on a fait une grosse erreur

►ÉCOUTER : "En entrant dans ce camp, j'ai entendu des enfants, entre 5 et 8 ans, qui jouaient en parlant français"

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►ÉCOUTER : "En entrant dans ce camp, j'ai entendu des enfants, entre 5 et 8 ans, qui jouaient en parlant français"

Par Omar Ouahmane

Dès lors se repose la question, avec ce témoignage de femmes françaises qui reconnaissent "avoir fait une erreur" et vouloir "rentrer en France", du sort réservé aux femmes et aux enfants partis de France pour rejoindre les rangs du groupe État Islamique. Interrogée sur France Inter, la ministre de la Justice Nicole Belloubet, sans plus de précision, explique que ces derniers feront l'objet d'une judiciarisation, et que "tous les enfants seront pris en charge".

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