Après l’attaque de Saint-Étienne-du-Rouvray par deux djihadistes, les enquêteurs sont toujours sur la piste de complices potentiels.

Locaux de la Sous-direction Antiterroriste, à Levallois.
Locaux de la Sous-direction Antiterroriste, à Levallois. © Maxppp / Frédéric Dugit

Samedi soir, deux gardes à vue ont pris fin dans l'enquête sur l'attaque de Saint-Étienne-du-Rouvray : celle d’un jeune homme de 19 ans fiché S, qui a été mis en examen et placé en détention vendredi soir. Chez lui, les enquêteurs ont retrouvé une vidéo où l’on voit l'un des auteurs de l'attaque, Abdel Malik Petitjean, prêter allégeance à l'Etat islamique. Mais ce nouveau suspect ne serait pas, pour autant, impliqué dans l’attentat.

Un mineur de 16 ans, est ressorti, lui, libre de sa garde à vue en fin de matinée samedi : il est le jeune frère d’un proche d’Adel Kermiche parti en Syrie en mars 2015. Ce garçon n’est pas soupçonné non plus d’une quelconque implication dans l’attentat, mais des documents de propagande djihadiste ont été trouvés dans son ordinateur et son téléphone. Il pourrait être poursuivi pour "apologie du terrorisme".

Deux gardes à vue toujours en cours

Un réfugié syrien, interpellé en Auvergne, était en revanche toujours en garde à vue samedi. La photocopie d’un passeport syrien avait été retrouvée chez Adel Kermiche, ainsi que celle du cousin d’Abdel Malik Petitjean, 30 ans, qui vit dans la région de Nancy : ce dernier pourrait, selon les enquêteurs, avoir été au courant du projet d’attentat, et il a été transféré dès vendredi dans les locaux de la Sous-Direction Antiterroriste (SDAT).

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