Boîte de médicaments Teva
Boîte de médicaments Teva © Max PPP / Max PPP

Le pôle santé du Parquet de Paris ouvre aujourd'hui une enquête préliminaire sur le mauvais conditionnement de boîtes du diurétique Furosémide. L'enquête est ouverte pour tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires, mise en danger de la vie d'autrui et administration de substance nuisible.

L'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp) et la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) sont chargés des investigations.

Certaines boîtes contenaient des comprimés de somnifère Zoplicone, à la place du diurétique Furosémide.

Hier, des enquêteurs de l'Agence du médicament (ANSM) ont inspecté le laboratoire d'où provenaient ces boîtes, à Sens (Yonne). Aucun dysfonctionnement n'aurait été décelé. Ce site appartient à une filiale du groupe israélien Teva Pharmeceutical, leader mondial des médicaments génériques.

Lundi, un expert en pharmacie de l'hôpital Cochin, le Pr François Chast, a estimé que la malveillance était "l'une des hypothèses possibles" pour expliquer ce mauvais conditionnement.

Selon l'ANSM, les comprimés de Furosémide proviennent de Hongrie. Ils ont mis en plaquette et en boîtes à Sens, tandis que le Zoplicone est fabriqué en Espagne.

Le laboratoire Teva France a indiqué ne pas avoir encore pris de décision au sujet d'un éventuel dépôt de plainte.

Un numéro vert a été ouvert par les laboratoires Teva à la demande de l'ANSM: 0 800 51 34 11. Il est ouvert au public 24h/24.

La chaîne logistique du médicament
La chaîne logistique du médicament © Radio France / IDE

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