L’affaire lui a coûté son poste de ministre. Pour les médias, au départ, elle était même l’affaire Woerth-Bettencourt. L’ancien ministre du Budget, revenu sur le banc des prévenus, devra s’expliquer aujourd’hui des faits de recel d’abus de faiblesse dont il est soupçonné.

Mais l’affaire Bettencourt, on l’a vu longuement hier avec l’ancien gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, c’est aussi une histoire de fraude fiscale. Presque historique puisque les premiers des 14 comptes en Suisse détenus par la famille auraient été ouvert par le père de Liliane Bettencourt, fondateur de L’Oréal, Eugène Schueller.

Sauf qu’au 1er janvier 2010, une convention est passée entre la France et la Suisse afin de faciliter le rapatriement des avoirs français non déclarés dans l’hexagone. A l’origine de cette nouvelle disposition … le ministre du Budget, Eric Woerth.

Le revoilà. Cette fois, il n’est plus celui qui aurait perçu 150 000 euros en liquide des Bettencourt, comme l’affirme leur comptable. Plutôt l’empêcheur de « truander le fisc » en toute tranquillité, selon les dires même du président du tribunal. Face à la « loi Woerth », les hommes de confiance de Liliane Bettencourt s’affairent. Nous sommes en novembre, il s’agit de faire vite avant l’entrée en vigueur de cette nouvelle disposition au 1er janvier. Alors on envisage Honk-Kong, Singapour … d’autres paradis fiscaux pour accueillir une partie de la fortune de la milliardaire.

Ou comment contourner la loi de celui qui est par ailleurs un ami et dont la femme est employée au service des Bettencourt.

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