Patrouille du plan Sentinelle a La Defense
Patrouille du plan Sentinelle a La Defense © MaxPPP/IP3/Aurelien Morissard

Le gouvernement propose de proroger l'état d'urgence jusqu'à fin juillet, notamment à cause de l''Euro de football et le Tour de France, mais sans reconduire la possibilité de mener des perquisitions administratives

Selon le projet de loi présenté mercredi au conseil des ministres, l'état d'urgence, déclaré le 14 novembre 2015 et qui a déjà été prolongé deux fois, le sera à nouveau de deux mois à compter du 26 mai.

Le gouvernement justifie la prorogation par un risque terroriste toujours élevé, en raison de la présence en Europe de suspects arrivés des zones de combat en profitant des filières de migration. Il faut donc protéger l'Euro de football et le Tour de France, deux évènements à forte exposition médiatique et qui drainent un grand nombre de spectateurs. Les protéger avec les moyens exceptionnels offerts à la Police par l'état d'urgence : à savoir la possibilité d'interdire des manifestations, de prononcer des assignations à résidence, de dissoudre des associations, de fermer des bars ou des salles de spectacle, de se faire remettre des armes.

Mais ce nouvel état d'urgence ne prévoit donc plus les perquisitions administratives. Il y en a déjà eu plus de 600 au cours de ces six derniers mois, mais la plupart ont été effectuées dans les premières semaines après les attentats. C'est donc un état d'urgence ciblé, restreint, de courte durée, et politiquement, une manière de sortir progressivement de ce régime exceptionnel sans donner l'image que le gouvernement baisse les bras dans la lutte contre le terrorisme.

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