L'affaire Bonnemaison n'est pas terminée. Une semaine après l'acquittement, le parquet général fait appel ce mercredi. L'ancien médecin urgentiste de l'hôpital de Bayonne a provoqué la mort de sept patients par injection létale.

Nicolas Bonnemaison
Nicolas Bonnemaison © PHOTOPQR/SUD OUEST

La magistrate, Blandine Froment, annonce dans un communiqué ce mercredi:

Prenant en compte l'ensemble des éléments de cette affaire, la procureure générale près la cour d'appel de Pau a estimé nécessaire de relever appel de la décision

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Il y aura donc un nouveau procès devant une cour d'assise d'appel : explications de Paul Nicolaï

Une décision qui intervient une demaine après le jugement de la cour d'Assises des Pyrénées-Atlantiques. Après deux semaines de débats, elle avait estimé qu'il n'était

pas démontré qu'en procédant à ces injections il avait l'intention de donner la mort aux patients

Les avocats de l'ancien urgentiste dénoncent un "acharnement judiciaire déraisonnable" après cette nouvelle décision du parquet général de Pau. Ils ajoutent :

Il aurait été plus judicieux de préparer enfin une loi et de combler le vide dénoncé par tous les témoins entendus à la barre, qu'ils soient médecins ou politiques.

Les avocats de Nicolas Bonnemaison avaient souligné lors du procès que l'acquittement de Nicolas Bonnemaison relaçait le débat sur l'euthanasie et portait l'espoir de faire évoluer la loi, comme s'y était engagé François Hollande.

Nicolas Bonnemaison avait été radié par l'Ordre national des médecins. Ses avocats ont saisi le Conseil d'Etat qui a jugé cette demande recevable. Le Conseil national de l'Ordre des médecins avait, lui, 20 jours pour donner son avis et suivre ou non la demande.

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