Elle est restée immobile. Pétrifiée par la lourdeur de la peine, ou ailleurs dans les pensées qui l'habitent depuis des années.

Fabienne Kabou à son procès
Fabienne Kabou à son procès © Radio France / Hakim Akhenak/ ESA

Fabienne Kabou vient d’être condamnée à 20 années de réclusion criminelle par la cour d’assises du Pas-de-Calais. C’est au-delà des 18 ans réclamés par l’avocat général, Luc Frémiot, dans son réquisitoire.

Pourtant, les jurés ont estimé que le discernement de Fabienne Kabou était altéré au moment des faits. Une circonstance atténuante, selon le code pénal. Une ambiguité qui laisse le verdict difficile à comprendre.

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Sans doute la froideur, l’absence d’émotion apparente de Fabienne Kabou a-t-elle fait peur. Sans doute l’horreur du crime a-t-elle pesé. Dans sa plaidoirie, Me Fabienne Roy-Nansion, avocate de Fabienne Kabou, a demandé aux jurés de sortir de leur sidération face à cet infanticide.

Ca n’a pas été le cas.

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