Pierre Pallardy à son arrivée au Palais de justice de Paris
Pierre Pallardy à son arrivée au Palais de justice de Paris © MaxPPP/Xavier de Torres

Pour Pierre Pallardy, ex-ostéopathe du Tout-Paris, accusé de viols et d'agressions sexuelles, c'était la journée de la confrontation. Face aux témoignages très forts des premières plaignantes, l'accusé a continué à nier avoir commis ces actes "ignobles".

La première femme à témoigner est aussi celle qui, en 2006, a déclenché l'enquête sur les pratiques de Pierre Pallardy. Une enquête qui aura permis de retrouver 19 victimes potentielles, et qui l'ont mené devant les assises de Paris.

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Face aux juges, la première plaignante affirme avoir subi un violent massage du ventre. Puis Pierre Pallardy lui explique qu'il va "vérifier si je n'avais pas un cancer des ovaires. Il a baissé ma culotte, du coup je l'ai cru. Il a touché mon clitoris, a mis ma main sur ses parties, il s'est déshabillé et a fini sur la table (de massage). Après, il a voulu entrer."

"Parfois, la personne ne sait pas ce qui s'est passé"

La description se poursuit face à un Pierre Pallardy droit dans ses bottes. Non, selon lui, il n'y a eu aucune agression sexuelle, mais simplement un traitement "puissant et dangereux". "Parfois, la personne ne sait pas ce qui s'est passé, parce que ce sont des manoeuvres qui ouvrent les portes de l'inconscient". Pour lui, les victimes ont pu revivre un viol antérieur pendant son traitement de "psychothérapie manuelle".

"Il est impossible que je puisse faire des choses aussi ignobles", s'indigne l'accusé.

L'avocate générale s'insurge : "C'est une femme de 34 ans, qui a deux enfants, je pense qu'elle sait faire la différence entre des massages et des caresses. Ou alors nous avons 20 hystériques folles qui vous accusent?". L'accusé joue la carte des statistiques : "Quand vous soignez 100 femmes vous en avez toujours 20 qui sont très mécontentes ou à qui remontent des choses".

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