Après la fausse alerte de prise d’otage déclenchée dans une église du centre de Paris, les forces de l’ordre soupçonnent des pirates informatiques.

Forces der police déployées rue Saint-Denis à Paris, après la fausse alerte du 17 septembre
Forces der police déployées rue Saint-Denis à Paris, après la fausse alerte du 17 septembre © Maxppp / PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Qui a donc déclenché un déploiement express des forces de l’ordre et des unités spéciales, samedi 17 septembre, pour une fausse alerte terroriste dans le centre de Paris? Un appel, passé peu avant 16h, faisait alors état d’une possible prise d’otage dans l’église Saint-Leu, proche du quartier des Halles, en plein cœur de Paris.

La brigade criminelle qui est en charge de l’affaire effectivement pour un canular de jeunes pirates informatiques, des adeptes du canular à la Ulcan. L’Obs affirme par ailleurs être entré en contact avec deux jeunes hackers qui revendiqueraient cette fausse alerte, des admirateurs du pirate informatique Ulcan, qui qui ont même fait écouter l’enregistrement de leur conversation avec police secours.

Parodie macabre de Saint-Étienne-du-Rouvray

Les enquêteurs tentaient hier de localiser les auteurs du premier appel passé le samedi après-midi, celui que la préfecture de police de paris a identifié comme provenant bien de la paroisse de Saint-Leu près des Halles dans le 1er arrondissement parisien, mais qui aurait donc été l'oeuvre d'un pirate. Le procédé fait bien penser à la technique régulièrement utilisé par le hacker franco-israélien Ulcan et par ses admirateurs : se faire passer pour le témoin d’un assaut dans une église et d’une prise d’otage, soit une version ‘canular macabre’ du scénario de Saint-Étienne du Rouvray, avec la prise de contrôle à distance du numéro d’un téléphone fixe à partir d’un logiciel informatique.

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