Son garde du corps et sa directrice de cabinet sont sortis de garde à vue, après des perquisitions lundi au siège du parti. La seconde a été mise en examen.

Marine Le Pen en visite à Meaux le 22 février 2017
Marine Le Pen en visite à Meaux le 22 février 2017 © Maxppp / Philippe Lavieille

Les juges chargés des investigations avaient perquisitionné au siège du FN, mais aussi au domicile de Catherine Griset, la cheffe de cabinet de la présidente du FN. Mercredi matin, c'est le domicile du garde du corps de Marine Le Pen, Thierry Légier, qui a également été perquisitionné. Les deux gardes à vue, entamées mercredi matin, se sont achevées dans la soirée : le garde du corps est ressorti sans aucune charge retenue contre lui, en revanche Catherine Griset écope d'une mise en examen pour recel d'abus de confiance.

Ce que cherchaient à savoir les enquêteurs, diligentés par les juges d'instruction, c'est la réalité de leur emploi par le Parlement européen, comme assistants de l'eurodéputée Marine Le Pen. Un emploi qui a duré cinq années pour Catherine Griset, de fin 2010 à 2016, alors qu'elle était en même temps assistante personnelle puis cheffe de cabinet de Marine Le Pen au FN. Pour Thierry Légier, la période est beaucoup plus courte : pendant trois mois, fin 2011, il était employé comme assistant local de la députée européenne, alors qu'il est en fait son garde du corps.

Peut-on cumuler les deux emplois ?

C'est en tout cas la défense de Marine Le Pen. Le Parlement européen, lui, a déjà tranché, estimant que c'était contraire au règlement. Il demande à l'eurodéputée le remboursement de 340.000 euros. Mais pour le volet judiciaire, le Parlement n'est pas compétent, et a donc transmis ses éléments à la justice française, qui enquête sur des délits d'abus de confiance, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, et travail dissimulé.

Marine Le Pen peut elle aussi être entendue dans ce cadre. En toute logique, c'est d'ailleurs ce que devraient décider les juges, puisqu'elle était l'employeur de Catherine Griset et Thierry Légier au Parlement européen. Difficile de savoir si la présidente du FN, qui dénonce une cabale politique, répondra à une telle convocation.

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