C’est ce jeudi qu'ont lieu les plaidoiries des parties civiles au procès de la mort de la petite Fiona. Le réquisitoire et le verdict sont attendus vendredi.

Le procès prendra fin vendredi
Le procès prendra fin vendredi © AFP / Thierry Zoccolan

Au terme de 8 journées d’audience, les faits reprochés à Berkane Makhlouf et Cécile Bourgeon ne sont toujours pas clairs, et aucune indication n’a été donnée sur le lieu où est enterrée la petite fille. Mercredi, Cécile Bourgeon a dit à la barre qu’elle avait en partie inventé certains des coups qu’elle impute à son compagnon : les coups au ventre, qui auraient pu entraîner la mort de Fiona par traumatisme abdominal.

Retour sur un procès manqué

La vérité aurait elle pu surgir du procès ? Rien n’est moins sûr, avec des accusés qui oscillent entre dénégations et trous de mémoire. Cécile Bourgeon passe du mutisme à l’agressivité en quelques secondes, quand Berkane Makhlouf semble la plupart du temps hébété. Sur le fond, ils n’ont quasiment rien dit, pour éviter au maximum de charger l’autre, dans une sorte de pacte de non agression. Cécile Bourgeon a ainsi prétendu hier avoir inventé une partie des coups portés par Berkane Makhlouf sur Fiona.

"Parce qu’il m’accablait, alors je l’ai accablé un peu plus", a-t-elle expliqué, avant de se récrier comme une enfant, lui aussi, il dit des mensonges.

Dans ce magma de contradictions, impossible de savoir de quoi Fiona est morte : on en est réduit aux hypothèses. La médecin légiste évoque un possible traumatisme abdominal, ou intracrânien. La défense devrait plaider ce qu’un expert toxicologue a qualifié "d’hautement improbable", un empoisonnement accidentel... En l’absence de corps, tout est en effet possible. Mais au terme de ce procès frustrant, on s’interroge aussi sur le rôle du président Dominique Brault. Un plan d’audience incompréhensible, doublé d’une incapacité à interroger correctement les accusés n’ont jamais permis aux débats d’avancer.

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