Selon l'enquête d'une soixantaine de journalistes (notamment à Mediapart), le footballeur aurait caché 150 millions d'euros dans des paradis fiscaux. Et il ne serait pas le seul...

Cristiano Ronaldo est accusé d'avoir caché une large partie de ses droits à l'image
Cristiano Ronaldo est accusé d'avoir caché une large partie de ses droits à l'image © Reuters / Juan Medina

Le foot, c'est un sport d'équipe. Et les journalistes qui ont analysé ce que Mediapart qualifie de "plus grande fuite d'informations de l'histoire du sport" le promettent : Si Cristiano Ronaldo est le premier à être mis en cause, il ne sera pas le dernier. Au total, l'analyse (et surtout la vérification) de ces documents fournis par une mystérieuse source a mobilisé une soixantaine de journalistes dans douze pays européens. L'Euro, version judiciaire.

Selon les premiers éléments diffusés, Cristiano Ronaldo aurait, depuis 2008, caché 150 millions d'euros dans des paradis fiscaux, soit une bonne partie de ses droits à l'image. Autrement dit, l'argent versé par de grandes marques de voitures, de chaussures de sport, de montres, de shampooing, aurait été versés à une société écran des Îles Vierges britanniques, via deux sociétés irlandaises. Pour, au final, atteindre son but : un (plus classique) compte en Suisse.

Une enquête sur 18,6 millions de documents

En 2014, le fisc espagnol déclenche un contrôle... Mais en un passement de jambes, Ronaldo vend ses droits à un milliardaire de Singapour. Avant de déclarer, tout de même, une partie de ces revenus fantômes.

L'enquête évoque aussi des situations similaires (quoique moins imposantes) pour l'entraîneur José Mourinho et l'attaquant monégasque Radamel Falcao. Tous trois font partie du "portefeuille" de l'agent Jorge Mendes, lui aussi mis en cause et qui nie tout en bloc.

Les journalistes du réseau d'investigation ont encore beaucoup à raconter sur d'autres noms du football européen, et assurent ne pas craindre d'éventuelles poursuites judiciaires. S'appuyant sur 18,6 millions de documents, ils promettent de nouvelles révélations dans les trois prochaines semaines : un calendrier de l'Avent qui risque de provoquer quelques cartons rouges.

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