Patrice de Maistre avait-il intérêt à voir Liliane Bettencourt et sa fille se déchirer par justice et médias interposés ? Les parties civiles en sont persuadées. Lui s’en défend pied à pied à la barre.

Mais il y a les écoutes. Ces fameuses écoutes du majordome qui bien qu’elles font l’objet d’une autre procédure pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » sont au cœur de ce procès.

Et ces écoutes ne sont pas exactement favorables à Patrice de Maistre.

« Dans toutes les écoutes, on a l’impression qu’on entretient cette femme dans l’idée qu’il faut fourbir les armes pour la guerre contre sa fille. », dénonce Me Benoît Ducos-Ader, avocat du tuteur de Liliane Bettencourt.

C’est faux, rétorque l’ancien gestionnaire de fortune, j’ai participé à de nombreuses réunions pour tenter de rapprocher la mère et la fille.

La fille, elle, s’expliquera ce matin pour la première fois, en tant que partie civile au procès. Probablement pour redire que ce n’est pas sa mère qu’elle attaque, mais les « prédateurs » qui l’entouraient, François-Marie Banier en tête, Patrice De Maistre ensuite.

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