C’est la deuxième fois que président Denis Roucou interroge François-Marie Banier sur le sujet. Quel était exactement son rôle de « conseiller » artistique chez L’Oréal ? Que faisait-il pour justifier une rémunération de 500 000 francs par an ?

Pas facile à comprendre. D’ailleurs, si le tribunal revient à la charge, c’est bien que le flou – pour le moins artistique – entoure ce contrat.

Alors, à la barre, François-Marie Banier affirme : « l’intuition, la connaissance, la diversité que je pouvais incarner intéressait beaucoup Monsieur Owen-Jones », le PDG de L’Oréal. Et de poursuivre : « il y avait cette possibilité de montrer que L’Oréal était autre chose qu’une boîte à faire de la laque mais quelque chose de beaucoup plus poétique. Un seul conseil pertinent peut-être extrêmement important pour le développement d’une société pareille. Quand on trouve un nom de parfum ou qu’on a une idée d’une ligne, le résultat peut-être capital. »

Ah, les noms de parfums ! Inventions de François-Marie Banier comme il se plait le rappeler régulièrement. Opium et Poison justifieraient selon lui une partie de sa fortune, et donc aussi ce fameux rôle de conseiller après de L’Oréal.

Mais le président du tribunal dégaine alors le témoignage du directeur juridique de L’Oréal, vraisemblablement peu convaincu par ce contrat : « la notoriété de Monsieur Banier à cette époque était limitée. Plus la définition de la prestation était floue, plus la réalité de celle-ci pouvait être difficile à établir ».

Et François-Marie Banier de rétorquer : « il y a un énorme fossé entre le juridique et l’artistique ». Le président ne démentira sans doute pas.

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